La vacuité, l’impermanence et l’instant présent

Dans le bouddhisme, tout est en essence de vacuité, c’est-à-dire en interdépendance : les phénomènes se définissent non pas par une nature propre, une chose en soi qui leur appartiendrait en propre, mais uniquement par l’ensemble des rapports qu’ils ont entre eux. Dans cette perspective, on ne peut considérer qu’un phénomène est isolé, mais que tout est interconnecté. Chaque acte, chaque action a, ainsi, des conséquences sur notre environnement, proche ou lointain, depuis une zone où nous pouvons avoir le contrôle vers un espace plus vaste que nous ne contrôlons plus. C’est ainsi la notion que chaque acte, dans le moindre de ses détails, est important. C’est prendre la mesure de l’onde de choc de nos paroles et de nos actes, en négatif ou positif. L’impact ravageur d’une parole aggressive dite trop rapidement, mais aussi celui d’un sourire pour embellir la journée de celle ou celui à qui on l’adresse.

Ainsi, chaque détail compte, chaque seconde a son importance et peut changer le monde. Cela signifie aussi que chaque seconde modifie le monde, que rien n’est immuable, que tout change à chaque instant. Je ne suis déjà plus tout à fait celle que j’étais il y a quelques instants, nourrie ou délestée de l’écriture de ces mots, plus vieille de quelques secondes… Ainsi est l’impermanence, qui caractérise la vie telle que nous pouvons l’appréhender à l’échelle de notre humanité: en constant mouvement, faite d’équilibres instables qui se succèdent et se renouvellent en permanence.

Alors, face à ce fleuve qui semble couler en permamence sous nos pieds et vouloir nous entraîner dans son cours sinueux, impromptu et sans fin, à quoi bon chercher à maintenir l’équilibre qui prévalait dans les méandres passés, il ne sert plus à rien puisque le cours du fleuve a changé, l’équilibre aujourd’hui est différent de celui qui prévalait hier. Et différent de celui de demain, dont on ne sait absolument rien. 

Alors, se concentrer  sur la seconde présente, lui accorder toute notre attention bienveillante et notre clairvoyance, et se faire confiance pour être en mesure de faire face du mieux de nous-même à tout ce que la vie posera sur notre chemin. Se laisser porter par ce fleuve, parfois impétueux, parfois plus calme, et savoir que, quoi qu’il arrive, nous saurons agir pour notre plus grand bien et celui de l’univers. 

Pour le plus beau des voyages, ici et maintenant.

Mon histoire personnelle avec le Reiki

J’ai une vie plutôt active, faite de nombreux projets et de voyages (intérieurs et extérieurs), en quelque sorte nécessaires pour nourrir ma curiosité. Mais, parfois, je me suis sentie dépassée, dans l’incapacité de faire des choix et submergée par la fatigue et désorientée. Sur les genoux : avec un niveau d’énergie proche de zéro et parfois « hors de moi ». Alors que j’ai toujours pratiqué des activités sportives (judo, snowboard, …), j’ai compris que ma pratique était entravée par une méconnaissance de mon corps et de son fonctionnement. Que je me battais même parfois contre moi-même.

J’ai alors exploré les voies d’une meilleure connaissance de moi-même, d’abord dans le cadre d’une démarche psy, puis de plus en plus liée avec le corps, au travers de pratiques plus douces (mais aussi plus intenses) comme la méditation, le yoga, le Gyrotonic et le Gyrokinesis.

C’est dans cette approche que je suis venue assez naturellement au Reiki, à la recherche d’une méthode visant à « prendre la main » sur moi-même, à stimuler mon propre système d’autoguérison et à accorder au mieux, jour après jour, mon corps, mes pensées et mon mental. Devant les résultats obtenus, c’est avec enthousiasme que je voudrais maintenant partager les bienfaits du Reiki avec toutes celles et ceux qui en ressentent le besoin et qui font la démarche de mieux s’occuper de soi. Parce la bienveillance doit d’abord s’appliquer à soi-même. Souvenez-vous, dans les avions, les instructions de sécurité indiquent qu’en cas de dépressurisation, un masque à oxygène sera mis à votre disposition. Et l’on ajoute qu’il convient d’abord de s’équiper soi-même avant d’aider les personnes (les enfants notamment) qui vous accompagnent. Parce que sans oxygène pour vous-même, vous ne pourrez aider personne.

C’est dans cette optique que j’ai développé ce site, afin de proposer des séances et initiations de Reiki, mais également de partager les pistes que je trouve intéressantes du point de vue de cet équilibrage intérieur qui conduit au bonheur.