Ki, Tanden et Hara

hara-ki
Au Japon, on appelle Ki le souffle, l’énergie. C’est un principe fondamental formant et animant l’univers et la vie. Il englobe tout l’univers et relie les êtres et les choses entre eux. Dans un organisme vivant, il circule à l’intérieur du corps par des méridiens qui se recoupent tous dans le centre de l’énergie vitale, le Saika-Tanden, dit Tanden. Il est présent dans toutes les manifestations de la nature. C’est le même concept que le Chi chinois et le Prana bouddhiste. Ce centre de l’énergie vitale réside dans notre ventre (le Hara), au niveau du nombril, là où se situe son centre de gravité. Toute action du corps faisant le bon usage de l’énergie (Seiryoku Zenyo) part de là pour venir irradier à travers le corps jusqu’au bout des membres. Cette énergie peu aussi bien être libérée par la douceur d’une caresse ou sous la forme d’un Kiai (union des énergies) avec la puissance d’une lame de fond, d’une explosion.
L’énergie du Ki et celle du Reiki sont de différente fréquence. Si celle du Ki est manipulable et peut être orientée, celle du Reiki ne l’est pas. Elle est de plus haute fréquence et interagit directement avec le corps pour se diriger vers l’endroit qui en a le plus besoin. C’est pour cette raison que l’on parle de canalisation : le praticien est un canal de concentration et de transmission de l’énergie Reiki, il ne la contrôle pas.
Un bel exercice d’humilité.

Un exercice pour se centrer dans le Hara.

 

Le Reiki en quelques mots

C’est une technique japonaise d’harmonisation énergétique.

– C’est-à-dire?
Tout est énergie, nous, la nature qui nous entoure.
Pour être en pleine forme, physique, émotionnelle, mentale, il faut que cette énergie circule librement.
En tant que praticiens Reiki, nous faisons en sorte que cette énergie circule librement dans le corps.

– Comment?
Le Reiki est une technique ouverte à tous, qui s’apprend lors de stages de formation facilement accessibles.

– Concrètement, comment cela se passe-t-il?
J’ai appris à canaliser cette énergie et à la canaliser pour la mettre à disposition de la personne lors de la séance de Reiki. Cela de différentes manières, par apposition des mains, mais aussi par le regard et par le souffle.

– C’est comme les magnétiseurs?
C’est différent puisque je ne donne pas ma propre énergie mais je canalise cette énergie que l’on appelle Reiki. Je mets à disposition cette énergie des autres.

– Le Reiki soigne?
Le Reiki ne soigne pas. Je ne suis qu’un passeur de cette énergie qui peut apporter beaucoup de bénéfices sur le plan émotionnel, physique, mental et spirituel. C’est un complément de la médecine allopathique, que cette dernière reconnaît de mieux en mieux pour ses effets bénéfiques complémentaires.

La vacuité, l’impermanence et l’instant présent

Dans le bouddhisme, tout est en essence de vacuité, c’est-à-dire en interdépendance : les phénomènes se définissent non pas par une nature propre, une chose en soi qui leur appartiendrait en propre, mais uniquement par l’ensemble des rapports qu’ils ont entre eux. Dans cette perspective, on ne peut considérer qu’un phénomène est isolé, mais que tout est interconnecté. Chaque acte, chaque action a, ainsi, des conséquences sur notre environnement, proche ou lointain, depuis une zone où nous pouvons avoir le contrôle vers un espace plus vaste que nous ne contrôlons plus. C’est ainsi la notion que chaque acte, dans le moindre de ses détails, est important. C’est prendre la mesure de l’onde de choc de nos paroles et de nos actes, en négatif ou positif. L’impact ravageur d’une parole aggressive dite trop rapidement, mais aussi celui d’un sourire pour embellir la journée de celle ou celui à qui on l’adresse.

Ainsi, chaque détail compte, chaque seconde a son importance et peut changer le monde. Cela signifie aussi que chaque seconde modifie le monde, que rien n’est immuable, que tout change à chaque instant. Je ne suis déjà plus tout à fait celle que j’étais il y a quelques instants, nourrie ou délestée de l’écriture de ces mots, plus vieille de quelques secondes… Ainsi est l’impermanence, qui caractérise la vie telle que nous pouvons l’appréhender à l’échelle de notre humanité: en constant mouvement, faite d’équilibres instables qui se succèdent et se renouvellent en permanence.

Alors, face à ce fleuve qui semble couler en permamence sous nos pieds et vouloir nous entraîner dans son cours sinueux, impromptu et sans fin, à quoi bon chercher à maintenir l’équilibre qui prévalait dans les méandres passés, il ne sert plus à rien puisque le cours du fleuve a changé, l’équilibre aujourd’hui est différent de celui qui prévalait hier. Et différent de celui de demain, dont on ne sait absolument rien. 

Alors, se concentrer  sur la seconde présente, lui accorder toute notre attention bienveillante et notre clairvoyance, et se faire confiance pour être en mesure de faire face du mieux de nous-même à tout ce que la vie posera sur notre chemin. Se laisser porter par ce fleuve, parfois impétueux, parfois plus calme, et savoir que, quoi qu’il arrive, nous saurons agir pour notre plus grand bien et celui de l’univers. 

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